MICRO
ENTREPRISES
MODIFICATIONS DES OBLIGATIONS COMPTABLES (Mars 2001)
La
refonte du Code du Commerce a été l'occasion
de redéfinir les obligations comptables des personnes
physiques soumises au régime d'imposition des micros-entreprises.
Quels sont les changements apportés au plan comptable
et au plan fiscal ?
LE
CADRE GENERAL
Le régime de la micro-entreprise concerne les entreprises
bénéficiant de la franchise de TVA ou éxonérées
de cet impôt et dont le chiffre d'affaire annuel n'éxcède
pas 500 000 Frs ( 75 000 €) pour les entreprises dont
l'activité est de vendre des marchandises, objets,
fournitures ou denrées et 175 000 Frs (26 000 €)
pour les prestataires de services.
Les obligations comptables des micro-entreprises varient en
fonction du chiffre d'affaires (CA) réalisé.
Pour les entreprises dont le CA n'éxcède pas
120 000 Frs, les obligations comptables restent inchangées.
Par contre, celle ci sont renforcées pour les entreprises
dont le CA dépasse 120 000 Frs.
La base de calcul servant à déterminer vos bénéfices
est 30% de votre chiffre d'affaire si votre activité
inclue la vente (Registre du Commerce, Registre des Métiers)
et 50% si votre activité est la prestation de service
( RC, RM ou Travailleur Indépendant)
NOUVELLES
OBLIGATIONS COMPTABLES
Les personnes physiques soumises au régime d'imposition
des micro-entreprises n'ont pas l'obligation d'établir
des comptes annuels (bilan et compte de résultats).
Elle sont également dispensées de tenir un livre-journal,
un grand livre et un livre d'inventaire.
Désormais, elles doivent en plus enregistrer au jour
le jour les recettes encaissées et les dépenses
payées, établir un relevé en fin d'exercice
des recettes encaissée (factures) et des dépenses
payées (justificatifs de frais), des dettes financières,
des immobilisations (investissements) et des stocks évalués
de manière simplifiée. Ce dernier point ne concernant
pas les prestataires qui n'ont par définition pas de
stock !
Lorsque le CA annuel n'éxcède pas 120 000 Frs,
les personnes physiques inscrites au registre du commerce
et des sociétès peuvent ne tenir qu'un livre
mentionnant chronologiquement le montant et l'origine des
recettes encaissées au titre de leur activité
professionnelle. Il s'agit d'un livre paginé où
sont inscrits sans blanc ni rature le montant et l'origine
des recettes encaissées, en distinguant les règlements
en espèce des autres règlements et en indiquant
les références des pièces justificatives.
LES
CONSEQUENCES FISCALES
Fiscalement, les obligations restent inchangées. Les
commerçants relevant du régime micro doivent
tenir un registre par année présentant le total
des achats et un livre-journal détaillant les recettes
professionnelles et conserver l'ensemble des pièces
justificatives d'achats, de vente et de prestations. A la
clôture de chaque exercice, ils doivent établir
un état fiscal spécifique concernant le suivi
des immobilisations (investissements), cession d'immobilisations
(vente de matériel achétés comme investissement),
nombre de salariés et montant des salaires versés
(le cas écheant!)
CONSEILS
DU G.E.A.
Même si les obligations comptables des micro-entreprises
sont très allégées, il convient, pour
soi même de tenir une comptabilité se rapprochant
de celle du régime simplifié.
- Conserver et classer toutes les factures recettes qui devraient
mentionner les Kms éffectués pour les déplacements
induits et frais de repas et d'hotel facturés au client
dans la prestation. Celà permettant de justifier de
ces dépenses...
- Classer et faire un relevé par mois de l'ensemble
des dépenses avec leurs justificatifs
- Tenir un inventaire permanent des immobilisations
Cette méthode pourra être utile pour renégocier
avec les impots le forfait du régime micro et envisager
s'il y a lieu le passage à une comptabilité
simplifiée.
Le G.E.A. fournit à ses adhérents qui le souhaitent
une méthode et un logiciel simple permettant de tenir
soi même une comptabilité du régime réel
simplifié...
Merci
à notre partenaire : G.E.A.
pour ces informations.
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